Quercus Suber L. ... Quid ?

Le chêne-liège est un arbre à feuilles persistantes du genre Quercus (le chêne), famille des Fagacées(anciennement Cupulifères, chênes, hêtres, châtaigniers…), exploité pour son écorce qui fournit le liège(Suber). L. ou Linné est le nom du premier botaniste à avoir décrit l’espèce…


HauteurUn arbre adulte atteint dans la plupart des cas 10 à 15 mètres de hauteur (voire 25 m. exceptionnellement).

Âge
L’âge limite naturel d’un Chêne-liège est compris entre 200 et 300 ans.
Communément un arbre régulièrement écorcé vit de 150 à 200 ans.

Ecorce : liège mâle
Sur un arbre jamais écorcé, elle est de couleur grisâtre, très épaisse, peu dense et fortement crevassée. En terme de production, on l’appelle “liège mâle”.
Elle représente une bonne protection contre le feu et permet au chêne de reprendre rapidement sa croissance après le passage d’un incendie.

Ecorce : liège femelle
Dans le cas des arbres écorcés, le liège mâle est remplacé par le “liège de reproduction” ou “liège femelle”, de couleur jaune, rouge puis noire.
Cette nouvelle écorce est beaucoup plus régulière que la précédente, présentant des crevasses moins profondes et des caractéristiques dans l’ensemble plus homogènes. C’est à partir de la deuxième levée de liège femelle que l’on commence à fabriquer des bouchons de liège.
Le liège présente également une bonne protection contre le feu et permet au chêne de reprendre rapidement sa croissance après le passage d’un incendie.

Feuilles
Elles sont persistantes, coriaces et de couleur vert foncé.
Glabres sur leur partie supérieure et quelque peu pubescentes dessous, de forme ovale, légèrement dentées, elles ressemblent fortement à celles du chêne vert.
Leur taille varie de 3 à 6 cm en longueur et de 2 à 4 cm en largeur. Le pétiole peut atteindre 2 cm.
« L’automne” du chêne-liège correspond à peu près à notre printemps. En effet, à cette période, les feuilles prennent une coloration jaunâtre, phénomène dû à l’apparition des nouvelles ébauches foliaires.
Avoir des feuilles pérennes (vertes toute l’année) présente des avantages certains pour cet arbre.
L’un des avantages est de pouvoir réaliser la photosynthèse pendant plus de jours tout au long de l’année, ce qui s’avère impossible pour les arbres caducifoliés (qui perdent leurs feuilles pendant l’hiver).
Le chêne-liège est également adapté au manque d’eau caractéristique de la plupart des étés méditerranéens.
Pendant l’été, le chêne-liège et autres arbres typiques des régions du climat méditerranéen réduisent les pertes d’eau par les feuilles (transpiration) tout en ralentissant le métabolisme et la croissance. La perte d’eau est contrôlée au travers de la fermeture des stomates (pores), se trouvant généralement sur la face inférieure des feuilles, qui contrôlent les échanges gazeux avec l’air : l’entrée de CO2 pour la photosynthèse et la sortie de vapeur d’eau pendant la transpiration. Cependant, les stomates ne sont pas totalement étanches et l’arbre pourrait se déshydrater au fil du temps.
Mais cet arbre ne peut sécher s’il veut survivre. Le chêne-liège maintient un taux d’hydratation suffisant grâce à un système de racines qui, outre le fait qu’il s’étend horizontalement, peut atteindre plusieurs mètres de profondeur. Ce qui favorise l’extraction de l’eau du sous-sol et même des nappes phréatiques. Pendant l’été, plus de 70% de l’eau issue de la transpiration des chêne-liège peut provenir des couches plus profondes du sol et du sous-sol

Fleurs
Les fleurs mâles, en grappes de 4 à 8 cm apparaissent sur les rameaux de l’année précédente.
Les fleurs femelles poussent isolées ou en groupes de trois maximum sur les rameaux de l’année en cours.
Leur cupule protectrice se retrouvera sur les futurs glands.

Fruits
Le gland est de couleur brune à maturité (automne), avec un pédoncule jusqu’à 4 cm de long.
Sa taille varie de 2 à 5 cm en longueur et de 1 à 2 cm en largeur.
La cupule est composée d’écailles légèrement arquées ou emmêlées sur la partie supérieure.

Système racinaire
Il est pivotant, car constitué d’une grosse racine principale qui sert de support à l’arbre, et de racines secondaires plus superficielles.
Il permet l’approvisionnement en eau et en éléments minéraux, peut s’emmêler avec les racines des arbres voisins (échanges de substances nutritives) et s’associer avec le mycélium de certains champignons qui favoriseront la capture des minéraux.

465 familles de chêne
Le genre Quercus compte 465 espèces. Elles sont principalement présentes dans les régions tempérées à subtropicales de l’hémisphère nord, avec une incursion en Indonésie, mais aussi dans les forêts tropicales d’altitude.

Source : IML (Institut Méditerranéen du Liège)

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