Un amateur de climats doux

La répartition géographique de l’espèce est définie par ses exigences écologiques qui sont de quatre ordres : exigence en lumière, chaleur, humidité et refus des sols calcaires.

Le chêne-liège est une espèce typique de la région méditerranéenne occidentale, s’étant développé de façon spontanée au Portugal et en Espagne, mais aussi au Maroc, dans le nord de l’Algérie et enTunisie. Il occupe également des zones plus restreintes dans le sud de la France et sur la côte occidentale de l’Italie, y compris la Sicile, la Corse et la Sardaigne. Il déborde le long du sud de la façade atlantique, où les influences de la mer et de l’océan permettent de tempérer la grande amplitude des oscillations thermiques et l’aridité de la saison d’été du climat méditerranéen au sens strict.

Il couvre actuellement une surface totale d’environ 1,43 million d’hectares en Europe et 0,85 million d’hectares, dans le nord de l’Afrique. Plus de la moitié de cette surface se trouve dans la péninsule Ibérique. Des essais d’introduction ont été tentés dans d’autres régions du monde au climat comparable, mais sans résultat probant.
En France, le chêne-liège se répartit selon les sources sur une surface comprise entre 50 et 100.000 hectares (selon que l’on parle de peuplements purs, mélangés ou en production). Les zones de production proprement dites se situent en Corse, dans le Var et dans les Pyrénées-Orientales (des projets de relance de la subériculture existent en Aquitaine).

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