Le liège en mots et en chiffres

Amélioration génétique. Application des principes de la génétique à la production d’arbres à caractère spécifique. Au sens le plus strict, l’amélioration génétique fait référence à la reproduction par pollinisation artificielle ; au sens large, elle fait référence à différents systèmes d’amélioration : depuis la récolte des semences provenant des meilleurs arbres (peuplements sélectionnés, etc.) jusqu’aux programmes très poussés de pollinisation contrôlée à phases multiples et concernant des générations multiples.

Apostado. Terme castillan désignant une opération sylvicole complexe pratiquée dans les jeunes suberaies et qui consiste à pratiquer un dépressage, un débroussaillement, et la taille de formation des arbres sélectionnés. Amélioration.

Assise subéro-phellodermique. Tissu végétal jeune (méristème secondaire) qui produit vers l’extérieur le liège et vers l’intérieur le phelloderme. Phellogène.

Biodiversité. Variété des espèces animales et végétales dans un milieu donné.

Bouchon. Pièce de liège cylindrique, tronconique ou parallélépipédique avec des arêtes latérales arrondies, constituée d’un ou plusieurs éléments collés entre eux et qui est destinée à boucher des récipients ou à contribuer à l’étanchéité de leur fermeture et à préserver leur contenu.

Caducifolié. Se dit des arbres ou des plantes à feuilles caduques, c’est-à-dire qui sont destinées à tomber annuellement, à l’arrivée de la saison défavorable. C’est le cas du châtaignier.

Calibre. Épaisseur d’une pièce de liège naturel.

Certification forestière. Système de labellisation volontaire qui donne lieu à une déclaration écrite (certificat) qui accrédite qu’un produit forestier provient d’une exploitation forestière gérée d’une manière responsable et durable.

Chêne-liège. Arbre au feuillage persistant, de la famille des Fagacées, de 8 à 10 m de hauteur généralement, à houppier étendu, bois dur, écorce formée par une couche très épaisse de liège, feuilles ovales, à bord entier ou denté, les fleurs mâles se présentent sous forme de chatons, les fleurs femelles sous forme de boutons, le gland est son fruit. Son nom scientifique est Quercus suber L.

CIPB. Code International des Pratiques Bouchonnières.

Coefficient d’écorçage. Indice obtenu en divisant la hauteur d’écorçage par la circonférence à hauteur d’homme (ou à hauteur de poitrine, CAP).

Coupe. Opération culturale qui consiste à couper (abattre) des arbres sur pied, ou un peuplement forestier.

Coupe d’amélioration. Coupe favorisant la croissance des arbres d’avenir d’un peuplement forestier par élimination de ceux de moindre valeur. Coupe d’entretien.

Coupe de régénération. Tout enlèvement d’arbres destiné à provoquer la régénération ou à favoriser la régénération déjà présente. Il y a trois grands types :
• coupe rase : qui maintien ou amène à une forêt équienne.
• coupe progressive : qui maintien ou amène à un peuplement forestier régulier (forêt équienne) ou irrégulier (inéquienne).
• coupe de jardinage : qui maintien ou amène à une forêt avec une structure jardinée.

Coupe sanitaire. Enlèvement des arbres morts, endommagés ou vulnérables à cause des attaques d’insectes ou de maladies. Coupe d’assainissement.

Couronne. Zone de liaison entre le liège mâle et le liège de reproduction ou de première reproduction et qui constitue la limite supérieure de la surface écorcée d’un chêne-liège.

Couvert. Surface du sol couverte par la projection verticale du houppier de l’ensemble des arbres.

Crevasse. Fissure superficielle du liège provoquée par les croissances successives de l’écorce vers l’extérieur. Fente.

Croûte. Partie externe du tissu subéreux du liège de reproduction qui, au contact de l’air, se dessèche, durcit, se fendille et même se crevasse sous la poussée des nouvelles couches engendrées par le phellogène et le cambium. Dos.

Débroussaillement. Opération qui consiste à éliminer la végétation arbustive et buissonnante d’une zone déterminée.

Débusquage. Phase d’exploitation consistant à transporter et à rassembler les planches de liège depuis le pied de l’arbre jusqu’au lieu de chargement situé à proximité d’une voie de débardage. Il peut s’effectuer manuellement, avec des animaux ou avec des tracteurs. Débardage.

Décoller. Phase du déliégeage pendant laquelle on commence à séparer les planches de liège de la mère et à les désarticuler entre elles.

Découpeur. Ouvrier qui découpe les planches de liège lors de la levée pour faciliter leur transport et leur empilement.

Dehesa. Terme castillan désignant un terrain à caractère notamment forestier, aménagé selon un traitements basé sur la gestion des produits finaux (forestiers, pastoraux et agricoles) comme outils de transformation. Terrain où se trouvent intimement liés, forêts claires (généralement de 10 Quercus), pâturages et cultures agricoles. En portugais, montado.

Déliégeage. Opération qui consiste á enlever le liège du chêne-liège, sans abîmer la mère. Levée, écorçage.

Démasclage. Opération qui consiste à enlever le liège mâle sans abîmer la mère pour que l’arbre produise ultérieurement un nouveau liège. Premier déliégeage du chêne-liège.
Dépressage. Éclaircie qui porte sur des jeunes semis ou rejets en vue d’améliorer leur croissance individuelle.

Développement durable. Développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations à venir de satisfaire à leurs propres besoins.

Dos. Partie externe du tissu subéreux du liège de reproduction qui, au contact de l’air, se dessèche, durcit, se fendille et même se crevasse sous la poussée des nouvelles couches engendrées par le phellogène et le cambium. Croûte.

Éclaircie. Opération pratiquée dans un peuplement forestier non arrivé à maturité, qui consiste à couper quelques arbres, destinée à accélérer l’accroissement du diamètre des arbres restants, et aussi, par une sélection convenable, à améliorer leur forme moyenne, sans cependant rompre la permanence du couvert.

Écorçage. Récolter le liège du chêne-liège. Levée. Déliégeage.

Écosystème. Système écologique structuré et fonctionnel formé par les interactions d’échanges entre les composantes vivantes et les facteurs physiques ou chimiques présents dans l’environnement.

Élagage. Coupe au ras du tronc des branches latérales et plus basses d’un arbre de façon à améliorer la qualité du bois et/ou du liège qu’il fournira. Émondage.

Émondage. Élimination et/ou coupe des extrémités des branches ou rameaux, à la périphérie de la cime d’un arbre jeune ou pas.

Empilage. Opération qui consiste à placer convenablement les planches de liège en formant une pile, de façon à ce qu’elles puissent être stockées pendant un temps.

Fente. Fissure superficielle du liège provoquée par les croissances successives de l’écorce vers l’extérieur. Crevasse.

Fourche. Partie de l’arbre où finit le tronc et commencent les branches.

Fût. Partie du tronc de l’arbre comprise entre la base et la fourche.

Futaie. 1. Forêt ou peuplement, régénéré naturellement ou artificiellement par semences ou par plants issus de graines. 2. Stade de développement d’un peuplement forestier qui n’est plus un perchis et dont le diamètre est supérieure a 20 cm à hauteur d’homme.

Gland. Fruit typique du genre Quercus, consistant en un akène enveloppé à sa base dans une cupule écailleuse.

Godet. Récipient qu’on utilise pour cultiver des plantes dans les pépinières.

Hache à écorcer. Outil principal utilisé pour l’écorçage, qui est composé d’une lame (où se trouvent plusieurs parties appelées tranchant, collet, fourreau et crochets) et d’un manche souvent légèrement incurvé, en bois résistant, dont une extrémité est taillée en biseau afin de faciliter le décollement des planches et l’autre légèrement plus grosse, en forme de cône, elle s’emboîte parfaitement dans le fourreau de la lame.

Hauteur d’écorçage. C’est la longueur prise du sol jusqu’à la fin de la zone d’écorçage. Dans les chênes-lièges écorcés audessus de la fourche, la hauteur d’écorçage résulte de la somme de la hauteur jusqu’à la fourche et de la longitude de branche écorcée.

Herbacée. Plante qui ne possède pas de tissu ligneux.

Houppier. Ensemble des branches situées au-dessus du fût.

Inventaire forestier. Prise de données permettant de décrire et de mesurer un peuplement forestier.

Levée graduelle. levée fractionnée.

Leveur. Ouvrier spécialisé dans la réalisation des travaux d’écorçage.

Liège. Tissu végétal formé de cellules dont la cellulose a subi une transformation chimique et s’est transformée en subérine. Il se trouve dans la partie périphérique du tronc, des branches et des racines, généralement sous la forme de lames minces qui peuvent se développer énormément, en formant des couches de plusieurs centimètres d’épaisseur, comme l’écorce du chêne-liège.

Liège bouchonnable. Liège exempt de rebut apte à être transformé par taille pour fabriquer des bouchons naturels.

Liège de pied. Liège de reproduction se formant à la base de l’arbre, et qui n’est pas bouchonnable.

Liège de première reproduction. Liège formé après la levée du liège mâle (première récolte), dont la surface est plus régulière que celle du liège mâle.

Liège de reproduction. Liège obtenu lors de la deuxième récolte et celles qui suivent.

Liège mâle. Première écorce subéreuse produite naturellement par le chêne-liège, qui se développe avec l’arbre, s’accroît aussi longtemps que l’arbre est en végétation, et se crevasse en vieillissant.

Ligne d’ouverture. Incision verticale pratiquée sur le chêneliège de manière à faciliter l’opération d’écorçage. Fente verticale.

Ligne de tracé. Incision horizontale à hauteur d’homme, pratiquée sur le chêne-liège, visant à faciliter l’écorçage.

Mère. Couche reproductrice située entre le liège et le bois qui, en se développant, fournit du bois d’un côté et du liège de l’autre. De l’extérieur vers l’intérieur, les tissus végétaux qui la composent sont les suivant. phellogène, phelloderme, liber et cambium. Le phellogène est le responsable de la formation du liège et du phelloderme, tandis que le cambium est le responsable de la formation du bois et du liber.

Méthode d’aménagement. Modèle théorique de gestion, qui organise dans l’espace et dans le temps la sylviculture adéquate pour une forêt afin d’aboutir aux objectifs premiers de durabilité, production maximale et rentabilité constante.

Montado. Terme portugais désignant un terrain à caractère notamment forestier, aménagé selon un traitements basé sur la gestion des produits finaux (forestiers, pastoraux et agricoles) comme outils de transformation. Terrain où se trouvent intimement liés, forêts claires (généralement de Quercus), pâturages et cultures agricoles. En castillan, dehesa.

Ouvrir. Phase du déliégeage (normalement la deuxième) qui consiste à réaliser, avec la hache, des fentes verticales dans le liège, si possible en utilisant les fentes naturelles de l’arbre, de sorte que les planches soient récoltées aisément et aient une forme idéale pour leur utilisation dans l’industrie.

Pare-feu. Obstacle naturel ou artificiel pour empêcher la propagation des incendies ou servir de ligne d’appui dans la lutte contre le feu.

Phellogène. Tissu végétal jeune (méristème secondaire) qui produit vers l’extérieur le liège et vers l’intérieur le phelloderme. Assise subéro-phellodermique.

Pile de liège. Ensemble des planches de liège formant un tas ordonné pour en assurer leur stabilisation et/ou faciliter leur transport, qui présente, généralement, une forme parallélépipédique.

Planche. Portion de liège de reproduction ayant une superficie de 400 cm2 ou plus.

Qualité du liège. Le bouchon de liège, en particulier le bouchon naturel (pour vin), est le produit le plus important de l’industrie du liège. On peut dire qu’une planche de liège est de bonne qualité si on peut obtenir d’elle une bonne quantité de bons bouchons naturels pour le vin, avec un minimum de déchet. Il y a deux facteurs principaux dans la qualité du liège : L’épaisseur (épaisseur d’une planche de liège naturel, entre le ventre et le dos), qui doit permettre d’obtenir des bouchons en raison de sa dimension, et l’aspect, facteur qualitatif qui teste la capacité de bouchage, l’esthétique, l’hygiène, le comportement lors de l’extraction, etc.

Reboisement. Opération qui consiste à réaliser une plantation ou un ensemencement dans un terrain, de manière à établir un peuplement forestier.

Rebut. Liège de qualité inférieure dont on ne peut pas obtenir des bouchons naturels, destiné, normalement, à la trituration.

Récolte. Levée. Déliégeage.